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États généraux de la société écologique post-urbaine AN II

Fin de l’abondance ? Mais abondance de quoi, abondance pour qui ?

vendredi 2 septembre 2022, par Gilles

Près de Saint-Jean-du-Gard, Cévennes, 21 octobre (18h) au 23 octobre (14h)
Le temps de l’abondance serait terminé, apprend-on au détour d’une rentrée. Au programme :
précarité subie, restrictions imposées, récession ! Après avoir assisté à la prédation historique des
ressources et à l’extermination systématique du vivant, certaines et certains devraient se serrer la
ceinture : en fait, celles et ceux qui se privaient déjà un peu, mais bien sûr pas ceux qui tirent
profit de la pénurie et de la spéculation. Voici donc l’effet de la guerre menée depuis des
décennies à la Terre par le productivisme et les organes économiques et politiques de la décision
globalisée. Voici juste l’effet d’un capitalisme boursouflé dorénavant généralisé qui est train de
tout dévaster pour survivre.
Mais quels sont les moteurs premiers et foyers principaux d’une telle dévastation ? Quels sont les
lieux dans lesquels l’illimitation de la consommation et donc des productions est poussée en
exemple ? Les icônes de l’épopée industrielle et urbaine, les états « modernes » et leurs grandes
villes, converties à la métropole-monde. Voilà bien des endroits où si la question « abondance
pour qui » est essentielle en raison de beaucoup de précarité et d’inégalité, celle de l’« abondance
de quoi » ne demeure jamais franchement posée. L’industrialisation et l’urbanisation généralisée
et leurs modes de vie totalement arrachés du vivant est bien l’arrière-plan des empreintes que nous
allons devoir réduire.
Le mouvement pour une société écologique post-urbaine s’est constitué il y a deux années pour
défendre ce qui semble être la seule solution décente : décroître l’urbain, réempaysanner les
sociétés ! Pour ce faire, ce mouvement préconise dans deux textes fondateurs ("Au delà des
métropoles" et "Vivre à taille décente pour respecter le vivant") de déconcentrer les peuplements
(mais pas n’importe comment), de relocaliser nos productions nécessaires (en pensant à les
réduire), de décentraliser nos actions (pour d’abord faire autogestion). Bref décroître et pour cela
engager un grand déménagement des territoires, sans abandonner quiconque à l’enfer capitaliste
du béton armé.
Après la première année des Etats généraux organisés à Nedde dans le Limousin en octobre 2021,
l’An II se tiendra à Saint-Jean-du-Gard dans les Cévennes. Il s’agira deux jours durant de placer la société écologique du post-urbain sous l’égide de ce thème de l’abondance frugale, singulièrement
sous l’angle de l’autonomie dans l’entraide, de la sobriété choisie, de la démocratie ou encore desbiorégions puisqu’il s’agit maintenant pour le déménagement annoncé de penser les espaces et lieux d’installation, avec décence et responsabilité, dans le respect des cultures paysannes et artisanale et des autres être vivants.
Le formulaire d’inscription sera mis en ligne le 5 septembre sur https://www.post-urbain.org/
Préinscription possible avant cette date sur EG-posturbain@protonmail.com
Coût pour deux nuitées, petits-déjeuners et quatre repas : 90 euros
Acompte à l’inscription : 20 euros
Camping gratuit possible sur place


Voir en ligne : Post-urbain